Des nuages de poussière traversaient en bourrasques hurlantes ce qu’il restait de la place, mais Méoni flottait au-dessus du vide, ses vêtements et cheveux aussi immobiles que l’air d’une pièce fermée.

 » Félix ! », cria-t-elle d’une voix profonde et terrible. « Ma guerre a pris fin il y a quarante ans. Disparais de ma vue ! Disparais de ma ville ! Et peut-être que tu survivras ». Son adversaire recula en titubant, frappé de terreur, mais les yeux du jeune Héritier étaient encore pleins de provocation. Il fit de grands gestes et un énième colosse apparut.

« Tue la ! », cria Félix. « Écrase la ! Efface la de la surface de ce monde ! ». Méoni se contenta de lever un bras. Il y eut un grand craquement, une odeur d’ozone se répandit sur la place et le colosse explosa en fragments brûlants.

« M’effacer de la surface de ce monde ? », hurla-t-elle avec rage. « Moi qui ai existé dans ce monde et le suivant ? Ainsi soit-il, Galeforce ».

Ses Serpents Argentés émergèrent des profondeurs fumantes de la place. Felix s’aperçut alors qu’ils avaient grandi pour atteindre des proportions monstrueuses, nourris par le pouvoir de leur maîtresse.

Et il poussa un dernier cri.

Source (n’oubliez pas que c’est une traduction officieuse)

 

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